wide open ?

 

Sons de com'

Une liste écoutable légalement, gratuitement, en streaming pour redécouvrir des musiques de pub qui étaient avant tout des musiques tout court. Ca fait parfois un peu l'effet d'une madeleine. Une musique et on revoit la pub : ça, ça s'appelle de la mémorisation. Et si ça marche très bien pour vous, c'est que vous êtes un auditif. C'est sur radioblogclub et c'est .

Allez sur le player de droite, cliquez sur l'onglet en bas "melopub" et choisissez le titre qui vous intéresse. Ensuite, ça s'enchaîne tout seul. Une opportunité de blind test ;)

Je vais enrichir au fur et à mesure. Si il y'a des titres qui vous intéressent et qui n'y sont pas, n'hésitez pas : un petit mail et je complète la liste.

Bonne écoute !

-----------------------------

Quand vous voyez une pub vraiment mauvaise à la télé, ne critiquez pas le créatif : félicitez plutôt le commercial qui a réussi à la vendre...

-------------------------------

La véritable censure n'est pas d'empêcher des informations de paraître, c'est d'en livrer tellement que les informations véritablement importantes n'ont plus aucune saillance...

-----------------------

Un blog vivant, c'est un pléonasme. Un blog mort, c'est trop souvent la réalité...

-----------------------

Un planneur stratégique, c'est comme un poisson rouge : quand il est tout seul, on a l'impression qu'il s'emmerde.

------------------------

Idée de slogan pour capitaliser sur la cible jeunes actives :

Nikon, ni soumise

Présentation

Recommander

Recherche

market, com, pub

Lundi 12 février 2007

Personnellement, mon avis est tout fait : c’est du lourd. Pour ceux qui n’ont pas encore été en contact avec le produit, Danette sort en GSA « Danette mini plaisirs », des pots de 70 g (au lieu de 125 g ou des barquettes de 500 g). Deux « packs » de 6 pots sont référencés dans mon hyper-référence (qui n’en est pas un : centre commercial de centre ville, deux étages) : chocolat saveur orange / chocolat intense / chocolat caramel et vanille machin / vanille intense / miel et nougat. Packaging un peu singulier du reste en carton presque fermé mais laissant apercevoir les trois pots (3 en largeurs, 2 en profondeur).

Ce lancement est appuyé en ce moment par une campagne TV sur les chaînes de masse (peut-être d’autres media et supports mais c’est là que j’ai vu les campagnes). Evidemment, je suis allé en rayon ce soir pour aller voir ça de plus près. Pêcheur de la première heure, je ne vous cache pas non plus que je suis en train de goûter le chocolat caramel… Pas mal d’ailleurs.

Le pourquoi de titre « intro » de ce post est que j’ai pas mal de trucs à dire sur ce lancement, et que j’espère que vos interventions vous nous en donner encore plus. Bref, un « serial post » en perspective. Histoire d’éviter le post qui tient plus de la thèse que du mémo, je saucissonne (je sais il y a rupture d’isotopie organoleptique mais bon, c’est pour le fun).

Trois posts à suivre pour commenter ce coup :

 1-       il a tout le potentiel de faire augmenter la consommation de crème Danette par tête,

 2-       il s’attaque à une concurrence jusqu’à aujourd’hui épargnée par la crème dessert,

 3-       il surfe intelligemment sur la tendance lancée par Lindt.

 

Je suis sûr que je ne vais pas en rester là mais ce sont les trois idées qui me viennent à l’esprit en les regardant.

 Ah oui aussi une question que je me pose : intuition de génie ou exploitation d’une étude U et A ? Vous en pensez quoi vous ?

 

Par M. J
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 12 février 2007

Aquamondo, c’est son nom. Groupe Saint-Gobain, c’est la patte ! Un concept magasin qui surfe sur la tendance immobilière (deux pièce s’agrandissent dans les nouvelles constructions : la cuisine et le salle de bain). Fait intelligemment de plus. En tout cas, qui m’a interpellé suffisamment pour faire partager. Ca m’a donné envie de refaire ma salle de bain, c’est vous dire !

Imaginez un petit Leroy Merlin (3000 mètres carrés), complètement destiné à la salle de bain (du flexible à la baignoire en passant par le panier à linge et la déco), organisé en parcours à la Ikea et créant des univers d’aménagement (à la Ikea aussi).

C’est à voir si vous passez par là : Espace commercial des Chanteraines à Gennevilliers ou ZAC de la Croix Blanche à Sainte Geneviève des Bois.

 

Par M. J
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 16 février 2007

Je réagis au commentaire de Fred Cavazza (fredcavazza.net) qui jugeait un peu déplacée et pas "politiquement correcte" une vidéo de Quicksilver (visible sur son blog). En voyant la nouvelle publicité  Complete Washing Solution, j'ai peur que tu attrapes une attaque Fred ;-)

Ce qui est intéressant de voir dans cette pub, c'est comment GM réussit à jouer avec la /valeur/ de nettoyage. Une mise en perspective intéressante de cette valeur je trouve dans cette pub... pas faite pour tous les yeux effectivement !

 


C'est très mal
Vidéo envoyée par Ratous
Par M. J
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 15 mars 2007

Je reviens sur les mini-plaisir de Danette. Désolé pour le retard mais un coup  de speed dans le boulot et une semaine de vacances (ouf) et ce sont trois semaines dans la vue… Bref.  

 

Le premier point sur lequel je voulais disserter rapidement c’est le potentiel qu’a ce nouveau conditionnement de faire consommer plus de Danette à plus de monde (et plus cher ? NB : vérifier le prix au kg). En gros, tout ce dont peut rêver le propriétaire d’une marque ou d’un produit.

 Pourquoi j’en arrive à cette double conclusion :

 1- faire consommer plus : tout le monde le sais – et surtout par expérience – jusqu’à un certain niveau de saturation, la consommation de chocolat (ou de sucrerie en général) engendre un comportement de type compulsif/addictif : je mange un carré de chocolat, puis un deuxième, puis un troisième et ma femme (ou mon mari) m’enlève la plaquette des mains quand j’ai attaqué le dernier tiers… Une expression anglaise résume d’ailleurs bien ce comportement : « sugar call out sugar ». Là où je veux en venir, c’est que la taille de ces nouveaux pots (je rappelle : 70 g) laisse juste assez le temps de savourer ce que l’on est en train de manger qu’il est vide : trois grosses cuillers en raclant bien le fond. Bref, ce goût de trop peu que l’on connaît si bien. On fait quoi ? Ma foi, on en mange un deuxième ; en plus ils sont tout petits, ce n’est pas trop pêché (là débute presque le 2-). Le calcul est simple : 2 mini pots de 70 g = 140 g de crème, 1 pot normal = 125 g de crème. Résultat : 15 g de crème consommés en plus. Soit 1 pot de crème consommé en plus sans s’en rendre compte pour 11 pots mangés. (je note au passage qu’une discussion avec un ami spécialiste de l’agro-alimentaire me dit que cette partie de ma réflexion sur la consommation de deux pots d’un coup n’est pas exacte ; je lui tiens tête J). De mémoire, Yop avait il y a quelques années (1999 ?) fait la même chose en faisant évoluer son conditionnement de petites bouteilles vendues par trois. Il est intéressant également de remarquer que les chewing gum et autres Tic Tac adoptent une stratégie inverse en proposant des pots et boites beaucoup plus grosses. Là en revanche où on est d’accord avec mon interlocuteur, c’est le point suivant.  

 

2- faire consommer à plus de monde : un frein à la consommation de Danette que l’on peut poser en hypothèse est sa forte teneur en sucre et en calorie qui déclenche un phénomène de rejet de la part de ceux qui essayent de faire attention à leur ligne (d’autres en vrac : trop cher : merci les MDD ; je n’aime pas le goût : bon là on ne peut pas faire grand-chose…). Bref pour en revenir au côté trop de sucre d’un coup : le petit pot permet dans une certaine mesure de déculpabiliser celle (celui) qui éprouverait des remords à se baffrer d’un grooooos pot de crème dessert chocolat alors que savourer un tout petit pot reste très raisonnable. Conclusion : un mini pot permet l’accès à la crème Danette sans l’excès. Ce qui à mon point de vue permet de donner à nouveau accès à Danette (reconquérir) à celles (ceux) qui avaient fait une croix dessus. Je suppose aussi que ça a peut-être permis à de nombreux couples d’éviter des disputes lorsque madame, mangeant sa pomme pour avoir bonne conscience devant monsieur qui mange son pot de Danette chocolat ne peut résister à lui voler une cuiller ou deux… et évidemment, quand on touche à la gamelle d’homo-sapiens sapiens, ça grogne… Trêve de plaisanterie : la sémantique du nom « mini-plaisir » est également très intéressante car elle appuie pour moi sur ce côté /permission/ : il est mini (donc ce n’est pas trop grave), et c’est un plaisir (notion bien véhiculées par les magasines féminins et autres produits alimentaires quand on parle de « régime mais en gardant le plaisir de manger » etc.).  

 

La sémantique de « mini-plaisir » fait également allusion pour moi à un côté /dégustation/, /finesse/. Ceci est ma transition pour parler prochainement du 2- évoqué dans mon intro. 

Par M. J
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 19 mars 2007

En écho au dernier article de Patrice Civanyan sur son blog ledivandesmarques.com (en lien). La discussion : comment une marque peut se développer grâce au respect et à l'exploitation de ses origines.

 

Un des constats de Patrice C. sur lequel je souhaite rebondir est celui que les consommateurs cherchent de plus en plus d’histoire, de valeur, de savoir faire, d’origine derrière la marque ; bref, ce qu’il appelle les « valeurs réelles et personnelles » de la marque.

 Je vais nuancer l’impact négatif qu’il évoque à propos de l’innovation et des communications publicitaires « novatrice » sur le fondement de ces marques, en prenant notamment appui sur deux cas où les marques justement ont su nourrir et entretenir leurs valeurs fondatrices par leurs innovations. Toute innovation – qu’elle soit produit ou communicationnelle – va faire tenir un discours à la marque. Cette prise de parole est alors comparée à sa « non prise de parole », c'est-à-dire les projections de ses attributs que font les consommateurs et non consommateurs ; ces projections se stabilisent et évoluent, car elles sont acquises pendant des années et participent à créer une personnalité et des valeurs interprétées pour la marque en question. Oui on parle bien d’image de marque.

 Squelette, génome, ADN… Certaines marques ont su, d’innovation en innovation, garder les mêmes valeurs et le même sens depuis des décennies. Leur secret : leur ligne directrice. Quelques agences et conseils en communication savent réellement repérer et gérer cette ligne directrice et aider les entreprises à la travailler en conséquence.

 (Par parenthèse, il est intéressant de remarquer que ces agences font souvent appel dans leur lexique à la science du développement pour nommer leurs méthodes : Brand Foot Print (empreinte) pour McCann, « génétique des marques » pour Franck Tapiro d’Hémisphère Droit (avant qu’il ne fasse de la télé ;-), ADN pour NetcoGroup… fin de la parenthèse).

 Prenons le premier cas : BIC. Pour faire simple, au début, le baron Bich avait une idée en tête : démocratiser l’écriture. Comment : à travers la création d’un outil d’écriture qui soit bon marché et pratique d’utilisation. Les caractéristiques de son premier produit (le stylo) : en plastique, pas cher, pratique, jetable. Ca ce sont ce que l’on peut appeler ses gênes « innés », ce qu’il y avait au départ (enseignement de F. Tapiro reprenant les propos de Lamarck). Les produits se sont multipliés, et donc les non-discours de la marque également, c'est-à-dire son image (là c’est mon discours ;-). En allant chercher l’image projetée chez les consommateurs, BIC a identifié que les consommateurs du monde entier lui attribuaient les valeurs supplémentaires suivantes : populaire, pour tout le monde, sans implication : ça, pour reprendre à nouveau l’enseignement de F. Tapiro, ce sont ses gênes « acquis », c'est-à-dire, à mesure de l’évolution de ses produits, de ses clients, de l’environnement culturel, de son image, etc. ce qui est venu se greffer à ses origines. Son noyau alors est composé de ces différents attributs : pratique, pas cher, non impliquant, populaire, plastique, jetable, pour tout le monde.

 Hors du patrimoine ADN point de salut…  Avec ces données et le recul, on comprend aisément le succès du briquet (on passe d’un objet en argent, avec pierre, essence etc. à un objet jetable pratique pas cher) et du rasoir (idem). En revanche, l’exemple du parfum Bic nous enseigne qu’il faut connaître parfaitement son ADN et son code génétique et respecter l’ensemble de ces gênes pour ne pas aller à la catastrophe. Bic avait sous estimé que dans ses gênes « acquis », les côtés /populaire/ et surtout /non impliquant/ luttaient avec son concept novateur de parfum. Ajoutez à cela un circuit de distribution maladroit… Le deuxième enseignement que je souhaite tirer de cet exemple Bic, c’est que non seulement l’entreprise a des valeurs fondatrices, un « sens qu’elle doit trouver ou retrouver » pour reprendre les termes d’Hervé Raby (Netco Consulting), mais qu’elle évolue sans le vouloir à travers l’image que ses consommateurs et non consommateurs projètent, et qu’il faut savoir composer avec les deux et donc aller voir de temps en temps ce que les consommateurs disent de ma marque (exploratoire quali, of course), car ce sont eux-mêmes parfois qui suggèrent des innovations (on retrouve là en filigrane le concept de George Lewi de « territoire de marque »).

 Le deuxième cas à méditer est Apple qui, même en changeant de nom, a toujours su garder la même ligne directrice depuis des dizaines d’années…

 Un site à aller visiter sur la cohérence et le sens des marques : blog.geoade.com/  

Par M. J
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Pensées du moment

Wide open (merci Ricardo), c’est un état d’esprit. Celle de ne jamais pouvoir vraiment avoir le cerveau au repos. Celle de toujours remarquer au détour d’une phrase, d’une situation, d’un commentaire, d’une publicité, d’un rayon, d’un bouquin… un élément fort, déterminant, qui déjà vous emmène vers des réflexions connexes, annexes, bref, ailleurs et dans vos références… Je crée donc ce blog pour échanger et réagir sur ces petits rien qui peuvent parfois se révéler fondamentaux… ou pas.  

Un jour je m’en servirai peut-être pour promouvoir mon cabinet… je n’en ai pas l’envie aujourd’hui… (belle presque prétérition n’est-ce pas ;-)  

D’autres me connaissent sous le nom de shywhiteshark. Bienvenue à vous également. Les « consommateurs » ne rentrent plus dans des cases toutes faites et sont différents d’un moment à l’autre de la journée. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi des hommes de marketing ! et des hommes tout court ! bonne visite. Contactez-moi, j’adore ça ;-)

 wideopenblog@yahoo.fr

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus